• Publication publiée :23 mars 2024
  • Temps de lecture :9 min de lecture
  • Commentaires de la publication :2 commentaires

Nous avons quitté le Venezuela et malgré quelques soucis, nous avons réussi à être dans les temps imposés par l’administration.

Mais non sans mal car notre passage de frontière est tombé un dimanche ainsi que la date butoir du certificat de Kiwi. Mais comme la bureaucratie est très bien pensée, le certificat obtenu à Caracas, en 5 jours quand même, doit être transformé à la frontière en certificat international. Or le service de la frontière, en charge des entrées et sorties phytosanitaires est fermé le weekend… Après de long palabres par Whatsapp on a réussi à obtenir que le papier soit déposé à la douane en échange des copies des documents délivrés à Caracas, car ceux envoyés avec le téléphone n’étaient pas en PDF…. !

Cette petite description, juste pour montrer à quel point la bureaucratie d’un pays peut être lourde. Mais il ne faudrait pas oublier de parler des forces de l’ordre.

À coté de ça le Venezuela est un pays magnifique avec des gens parmi les plus accueillants et les plus sympathiques des pays visités, toujours prêt à rendre service, sans attendre quelque chose en retour.

Cohabitation inhabituelle entre Arar et vautour Urubu
Tout est bon pour se rafraichir.

Au Venezuela il existe des groupes d’appui sur Whatsapp pour les voyageurs qui sont très efficaces,

Il faut dire qu’il y a plusieurs niveaux de police, nationale, routière, estaduale, communale. Donc on peut être arrêté souvent, 13 fois dans une journée ! Heureusement le groupe d’appui m’a donné le texte officiel des conditions pour circuler avec un véhicule étranger, très utile cela permet d’abréger considérablement les palabres ! Comme le gouvernement a essayé de mettre un frein à la corruption, la forme a quelque peut changé, par rapport à ce que l’on a connu. Ils essayent toujours de trouver une faille dans un document ou un document qui manque font un relevé bidon et ils demandent une collaboration, mais ils rendent les papiers…. Pour l’anecdote, il y en a un qui m’a amené à leur local pour me montrer leur mur d’enceinte brut et m’a demandé une « collaboration » pour la peinture…. Je lui ai pris mes papiers des mains et je suis parti plié de rire.

Vente de bois pour le barbuc du dimanche....
Fresque en relief à Caracas

À Maracaibo, la première grande ville après la frontière, lors d’un arrêt dans un centre commercial pour le ravitaillement, des gens qui travaillaient dans une boutique de petits accessoires ménagers nous ont offert des gourdes isothermes et des casquettes, pour nous souhaiter la bienvenue, et ont fait des photos pour leur publicité.

La pénurie de diesel a été aussi l’occasion de mesurer cette gentillesse. Certaines stations, qui délivraient du GO, étaient réquisitionnées par l’état pour les services publics de transports, armé police etc… Elles étaient contrôlées par des gens du ministère des transport. Évidement nous, nous n’y avions pas droit. Par contre quand les heures de distributions été passées, pompe GO fermée et plus de contrôle. Et souvent en allant voir le gérant on pouvait se faire servir. Certains nous ont même fait cadeau du plein comme nous étions touristes !

Des gens qui disposent de structures, hôtel, poussada, grand terrain ou autre, qui sont sur les groupes d’aide aux voyageurs, accueillent les gens chez eux, gratuitement en offrant douches WC etc.

Même si, comme dans d’autres pays, nous avons pu croiser quelques grincheux, les vénézuéliens sont vraiment surprenant par leur accueil leur ouverture d’esprit. Il n’y a aucun ressenti d’un quelconque racisme ni xénophobie. Ils sont aussi surprenant par leur instruction et leur connaissance de l’histoire et de l’Europe.

Cadeau d'accueil à Maracaibo
Rencontre avec des voyageurs vénézuéliens.

Nous avons quitté le pays en traversant la « Gran Sabana » qui est un plateau montagneux à 1000 m d’altitude parcouru par de nombreux petits fleuves qui font partie du bassin de l’Orénoque.

Les contours des différents plateaux sont très abruptes et donnent lieux à de nombreux sauts (cascades) dont le plus haut du monde, le Salto Angel avec 807 m de chute.

Les paysages y sont assez extraordinaires. Malheureusement la route est un catastrophe, avec des « nids de poules » énormes. Ce qui m’a valu la destruction d’une plaquettes de frein sur les nombreux freinages d’urgence pour éviter les pièges qui ne sont jamais signalés et toujours en sommet de côte ou sortie de virage.

Évidemment pas de plaquettes disponibles dans la ville frontalière !

On verra ça au Brésil….

La Gran Savana
La Gran Sabana
La Gran Savana
La Gran Savana

Une petite vidéo, pour donner une idée de la Gran Savana a été ajouté ici

Une petite vidéo, pour donner une idée de la Gran Savana a été ajouté.

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Cet article a 2 commentaires

  1. MONS

    Effectivement il ne faut pas tomber en panne d’essence sur ces routes.
    Merci pour les nouvelles et de nous faire voyager.
    Par contre tous vos problèmes administratifs ne me font pas rêver
    Je voulais vous dire que nous mangeons vendredi avec votre beau frère de Léognan chez un ami commun.Le monde est petit
    Bonne continuation à vous
    Bises Jacques et Bernadette

    1. Raymond

      Bonjour,
      Effectivement le monde est petit. Le beau-frère nous a dit ça. J’espère que vous allez pouvoir le distraire un peu, il n’a pas beaucoup le moral depuis la disparition de son épouse (une des sœurs de Popo).
      Passez une bonne soirée.

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