De Manaus à la Colombie

Voila un grand bon de fait. Nous avons rejoint le Venezuela, que nous avons traversé assez vite car il y a toujours quelques manifestations et nous avons essuyé deux tentatives d’ouverture de la voiture et de la cellule. Pas de dégâts, hormis un petit enfoncement de l’encadrement de la porte de cellule. Comme cela c’est bien terminé nous avons décidé de ne pas trop tenter la chance….

Nous avons découvert Manaus, ville particulière, isolée au milieu de la forêt amazonienne reliée par voie terrestre par une route vers le Venezuela au nord et au reste du Brésil au sud par une route pas encore asphaltée en totalité. Tout l’approvisionnement passe donc par le fleuve sur lequel remonte même les porte-conteneurs.

Cette ville a été une des plus florissante du Brésil au siècle dernier, grâce à l’hévéa. A l’époque elle a été la 2° du Brésil, âpres Rio de Janeiro, a être électrifiée. Les constructions de cette époque en témoignent. Notamment le théâtre, dont les tuiles céramiques viennent de France. Évidemment à l’arrivée du caoutchouc synthétique la ville a connue d’importantes difficultés. Aujourd’hui elle est a retrouvée un important niveau de développement grâce aux usines de fabrication de matériel son et vidéo, ainsi que des chaînes de fabrication de motos et quelques unes de voitures.

Pour quitter la ville vers le Venezuela la route traverse une réserve indienne dont la circulation est très réglementée. Elle est fermée la nuit, les arrêts sont interdits. Sa construction a fait l’objet d’affrontements importants entre l’état Brésilien et les indiens, qui ont du céder après une perte importante de la population.

La traversée du Vénézuela a été rapide pour les raisons évoquées plus haut. Nous y avons retrouvé leur style de conduite « au forcing » bien à eux ainsi que les contrôles policiers toujours aussi nombreux et rapprochés. Quand on est systématiquement arrêté pour voir l’intérieur de la cellule, à la longue cela devient un peu lourd…….. Par contre ils savent aussi être accueillants, certains nous ont permis de dormir à l’intérieur du poste de police pour que l’on soit en sécurité, ou seul sur le parking d’un petit aéroport fermé la nuit.

Pour l’anecdote, Popo a faillit faire son premier bivouac au Venezuela au poste de police de la frontière….. Pendant que je faisais les papiers d’entrée du véhicule elle a voulu prendre une photos du passage frontière, en souvenir. Malheureusement cela n’a pas plu aux policiers, car c’est interdit….. Je l’ai retrouvé, essayant de s’expliquer avec un flic qui lui avait pris son passeport et voulait l’emmener au poste. Le problème a été réglé après effacement, sous le contrôle de la police, de la photo et une grosse explication du flic. Le Venezuela nous avait laissé un sentiment assez mitigé la première fois, ce second passage n’aura pas contribué à nous faire changer d’avis, surtout l’insécurité. Par contre, contrairement aux informations données par certains voyageurs passés antérieurement, nous n’avons jamais eu à faire à de quelconques tentatives de corruptions, de l’armée ou de la police. Cela a certainement existé par le passé, mais semble résorbé, confirmer par d’autres voyageurs que nous avons rencontré, sortant eux aussi de ce pays.

Les photos sont ICI ou dans le menu photos 2014/2015.

A propos Raymond

Retraités voyageurs, amoureux de l'Amérique du sud
Pour marque-pages : Permaliens.

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