Amazonie

Comme nous n’avons pas eu d’internet pendant quelques temps cet article sera un peu plus long et consacré à notre remontée de l’Amazone jusqu’à Manaus, une ville atypique par sa situation géographique, perdue au milieu de la forêt amazonienne. Avec quelques péripéties pour trouver un bateau. Mais sous savions déjà qu’en Amazonie rien n’est vraiment acquis d’avance….

Depuis Macapa nous avions deux options de trajet, soit prendre une barge pour Belem et une autre directe Manaus, soit la piste qui longe le fleuve Amazone, rive gauche, jusqu’à Obidos, où nous devions trouver des bateaux pour Manaus. Le seul hic c’est que les gens qui nous avaient donnés les informations sur les bateaux ignoraient que les hauteurs d’accès aux cales étaient trop bas pour notre véhicule. A Obidos pas possible de trouver une barge porte camion, donc retour sur Allenquer, 180 Km de piste en arrière, mais là les barges déservent Santarem sur la rive droite. La ville plaque tournante du trafic maritime.

N’ayant pas d’autre choix nous décidons de passer par Santarem, mais la barge qui effectue la liaison, en situation de monopole nous a demandé un tarif hors de toutes proportions raisonnables…… Renseignement pris, il existe un service officiel régulier plusieurs fois par jours à Mont Alègre, 150 km de piste en arrière un fois de plus et nous avons put prendre un bateau pour Santarem, plus de 10 fois moins cher que ce qui nous était demandé à Allenquer………

Nous avons trouvé, le soir même à embarquer sur une barge qui fait la liaison en 4 jours pour Manaus et dessert un peu à la demande quelques localités.

Même si nous avions déjà eu un aperçu, lors de précédents voyages, nous avons pu découvrir une vie complètement différente sur le fleuve. Déjà le fleuve en lui même est assez surprenant, tantôt décomposé en une multitude de bras pouvant être de la largeur d’un canal, tantôt immense qui peut atteindre 17 Km de largeur.

De nombreux petits villages, fermes et habitations isolées, souvent sur pilotis, existent le long du rivage, voir des villes dont Juruti d’où est extrait de la bauxite, pour faire de l’aluminium, en grosse quantité.

Beaucoup d’habitants pratiquent la pèche et revendent leurs poissons au bateaux qui circulent en nombre importants, transportant bétails, camions, ou lignes régulières voyageurs…. Il faut dire que le fleuve est très poissonneux et les poissons de tailles assez respectueuses pour certaines espèces comme le pirarucu.

La plupart des habitations sont pourvues de l’électricité, soit par générateur, soit par le réseaux qui commence à être développé, ce qui leur donne accès à la sacro-sainte télévision par satellite. Le confort moderne semble s’arrêter là, car on voit encore beaucoup de femmes qui lavent le linge directement au fleuve.

Par contre, hormis dans les quelques grandes agglomérations, pas de poste de santé sur place c’est un bateau qui remonte le fleuve, un fois par mois, qui assure consultations et soins, il en de même pour la justice, un bateau remonte de village en village avec un juge et du personnel judiciaire pour régler les conflits mineurs.

Toute la vie est organisée autour du transport maritime, du ramassage scolaire au transport de personnes et des marchandises avec des bateaux et barges énormes qui remontent jusqu’à Manaus. Le bétail est lui aussi déplacé dans les zones de pâturages à l’aide des bateaux des fermes ou expédié à la vente avec des barges spécialisées.

Au cours de ce parcours nous avons pu voir des dauphins typiques de la région, une espèce de petite taille au pelage rose. Par contre il n’y aura pas de photos car beaucoup trop éphémère comme passage hors de l’eau…..

En cette saison beaucoup d’arbres sont fleuris, ce qui donne des couleurs un peu pastel à cette forêt dense et dont la partie basse reste très verte. Les plus spectaculaires sont les ébènes vert qui tranchent avec leurs fleurs jaune vif. Cet arbre a la particularité de faire ces fleurs avant les feuilles et ces fleurs sont utilisées en sirop pour soigner rhumes et angines. Mais ce sirop s’utilise aussi pour remplacer le sucre du ti’ punch…. Mais qui n’est pas une boisson très prisée au Brésil.

Nous avons passé 12 jours pour faire Macapa Manaus.

Les photos ICI

A propos Raymond

Retraités voyageurs, amoureux de l'Amérique du sud
Pour marque-pages : Permaliens.

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